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Depuis quand y a-t-il des permis de conduire dans les kinder suprise ? [Zicó]

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Violette G. De Schutter
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20.04.12 23:14 | Message#97067 Voir le profil de l'utilisateur


Depuis quand y a-t-il des permis de conduire
dans les kinder suprise ?


Cela faisait quelques heures maintenant que Violette enchaînait élève sur élève. Il n’était même pas encore midi et la demoiselle était déjà exténuée. On pouvait dire ce que l’on voulait sur le fait que les moniteurs d’auto-école étaient bien payés, ils méritaient amplement leur salaire. La bonde devait rester en alerte à chaque seconde. Son niveau de concentration actuel était celui d’un chirurgien en pleine opération à cœur ouvert. Un accident était si vite arrivé … Raison pour laquelle, après deux années de pratique, elle stressait encore lorsqu’elle accueillait un élève peu doué.
Paris était une ville dangereuse, même pour les conducteurs chevronnés. Apprendre à quelqu’un à conduire dans une ville où seules quelques personnes connaissaient le code de la route n’était vraiment pas évident. Violette était sur les nerfs. Les conducteurs étaient stressés et ne cessaient de klaxonner son élève pour un oui ou pour un non. Elle serait bien descendue du véhicule pour leur remettre les idées en place. Toutefois, elle préféra garder son calme et rassurer son élève qui devenait de plus en plus paniqué. Même s’il effectuait les bons gestes, il manquait à chaque fois la collision de peu. A cause des autres bien entendu. Elle ne l’aurait jamais laissé commettre une faute délibérément. Violette soupira. A Bruxelles, cela ne se serait jamais passé comme ça.
Etant donné qu’elle devait suivre un itinéraire très précis, elle indiqua à son élève la direction du 8ème arrondissement. Sans doute le plus dangereux de tous. Toutefois, s’il voulait son permis, il ne pouvait pas y couper. Certains parcours les faisaient en effet passer par là. Du pur sadisme selon Violette qui gardait cependant ses commentaires pour elle. Histoire qu’il comprenne bien ce qu’il devait faire, elle lui indiqua la route de manière très claire. Se planter près des Champs Elysées, c’était tout bonnement un suicide social. Si une voiture calait en plein milieu de tout, tous les regards se tournaient automatiquement vers elle. Et, ça, Violette le savait très bien. La première fois qu’elle était venue à Paris, elle avait calé à cet endroit-même. Elle ferma les yeux. Un horrible souvenir.
Tout se passa bien jusqu’à ce que son élève tourne vers la rue qu’elle lui avait indiqué. Avant même qu’elle ne puisse réagir, elle entendit le bruit de la collision. C’était trop tard.

Excédée, la jeune femme sortit de sa voiture priant son élève de rester à l’intérieur. Au fond, ce n’était pas très grave. L’établissement avait une assurance qui couvrirait largement les dégâts matériels. En revanche, ce qu’elle ne supportait pas, c’était les gens qui grillaient les priorités de droite sous principe qu’ils étaient pressés. En l’occurrence, son élève avait fait tout ce qu’il fallait. Il avait pris sa priorité vu qu’il venait de la droite. Ce fichu taxi venait tout bonnement de lui couper la chique. Horrifiée, elle fit le tour de la voiture. L’aile gauche était complètement défoncée. Heureusement, son élève n’avait rien. Elle jeta un œil au taxi. Son capot n’était pas en très grande forme non plus. Qu’à cela ne tienne, c’était uniquement de sa faute après tout.
Elle se dirigea vers le conducteur tandis qu’il sortait lui aussi de son véhicule. Elle arriva bien vite à sa hauteur d’un pas décidé. « Bonjour Monsieur. Est-ce vous savez combien de points coûtent un non-respect des règles de priorité ? Inutile de réfléchir, quatre. Enfin, il faudrait encore que vous ayez le permis. Quand on est même pas fichu de lire un panneau, on peut très bien rouler sans permis » Pour une fois, la demoiselle laissait exploser sa colère. La conduite des parisiens l’avait énervée depuis ce matin. C’était tout simplement ce chauffeur de taxi qui payait pour ses collègues automobilistes. Franchement, elle aurait pu lui crier dessus pendant des heures. Le fait qu’il ne s’arrête même pas pour une voiture d’auto-école qui apprenait à un élève à conduire la faisait sortir de ses gonds. A ses yeux, c’était la pire infraction. Si elle en avait eu le pouvoir, elle lui aurait retiré son permis sur le champ. Malheureusement, elle ne le pouvait pas. Elle allait simplement se contenter d’appeler la gendarmerie. « On va alléger de quelques points ce permis qu’en dites-vous ? » Sûre d’elle, elle sortit son téléphone portable avec la ferme intention d’appeler la gendarmerie peu importe ce qu’il dirait. De toute manière, il l’avait bien mérité.


Dernière édition par Violette G. De Schutter le 21.04.12 13:21, édité 3 fois
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Zicò L. Pyande
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21.04.12 12:44 | Message#97297 Voir le profil de l'utilisateur

« A New-York les taxis sont jaunes, à Londres
ils sont noirs, et à Paris ils sont cons. » • • beigbeder


Zicò à ce moment précis, était au bord de la crise de nerfs. La journée avait pourtant bien commencé, les deux premiers clients avaient été adorables et ils avaient bien discuté. Certes, ce n'était que des discussions phatiques, souvent dans le seul but de ne pas laisser le véhicule dans un silence gênant, mais le jeune homme aimait ça. Le plus souvent, aussi, les mêmes mots se répétaient d'un client à un autre, les mêmes sujets, 'oh, il fait beau', 'paris, c'est vraiment un cauchemar pour les véhicules', entre autres. Mais cela ne le dérangeait pas. Il aimait bien parler au volant ; justement pour ne pas rester planté avec l'idée en tête que Paris est un bordel monstrueux. Il détestait ces silences interminables, où il était entièrement concentré sur la route, parce que dans sa tête, ça bouillonnait de rage. Un piéton qui traverse sans regarder. Un bus qui bloque la circulation. Un scooter qui slalome entre les voitures. Tout ça avait de quoi énerver.
Et justement, à ce moment là, il sentait qu'il allait exploser d'un moment à l'autre. Surtout que son client n'aidait pas. Non seulement il ne décrochait qu'un mot toutes les cinq minutes, mais en plus, il le faisait que dans un seul but au sens de Zicò : le critiquer. A chaque fois que l'homme d'une quarantaine d'années, en costume de marque, attaché-caisse et Blackberry, ouvrait la bouche, c'était pour lui décréter qu'il aurait mieux fallu prendre l'avenue Machin plutôt que celle-ci, qu'à pied ça aurait été bien plus rapide, que le chauffeur devait faire exprès de prendre ces rues là, complètement embouteillées à ces heures de pointe, afin de le mener en retard à sa réunion. Et c'était probablement cette dernière qui dégoutait le plus Zicò. N'avait-il donc que ça à faire, d'après ce bobo, que de le foutre en retard ? Non mais pour qui se prenait-il celui-là ? Les remarques sur l'itinéraire, il n'en avait pas l'habitude, mais ne connaissant pas Paris comme sa poche non plus, il les acceptait de bon coeur. Mais tout de même, il sentait à chaque fois dans l'intonation de son client de l'arrogance. Et là encore, il trouvait cela inapproprié. C'est avec des gens comme ça qu'on en vient à dire que les parisiens sont irrespectueux...

Et, bien entendu, ce qui devait arriver arriva. Le passager lui fit une énième remarque désobligeante, ce qui obligea le jeune homme à fixer celui-ci par le biais du rétroviseur. Zicò transpirait l'exaspération et l'envie de lui coller une bonne tarte. Ce qu'il s'empêcha de faire. Il n'avait pas le droit ; malgré l'envie qui lui brûlait la main. "Le client est roi." Putain de connerie, ouais. Mais à trop se concentrer sur ce dernier, et non sur la route, il ne jeta qu'un regard furtif aux voitures qui arrivaient à l'intersection. Il eut à peine le temps de voir que c'était une priorité à droite, qu'il cru qu'il aurait le temps de passer avant l'auto-école qui arrivait. L'homme le déconcentrait tellement qu'il se trompa dans le calcul de ses distances. Et bim, accident.
Il était en tort. Il le savait. Et à voir le regard de la femme qui sortait de la voiture, il sentait qu'elle aussi, l'avait bien compris. Elle était excédée, il était sur les nerfs, et son client commençait à hurler son mécontentement dans l'habitacle. Tout le monde allait bien, pas de dégâts sérieux, si ce n'est l'aile de la voiture de conduite, et le capot du taxi. Impossible de redémarrer comme ça. Non seulement, il allait devoir rendre des comptes à la jeune femme ; mais en plus il n'avait pas le droit de rouler avec un véhicule dans un tel état.
A peine avait-il eu le temps de poser un pied en dehors de son auto qu'il se fit engueuler. D'accord, il était en tort, mais elle n'avait pas l'air commode. Elle le menaçait de pertes de points, et en plus de cela, elle lui annonça, clairement, qu'il était incapable de conduire vu son incapacité à lire les panneaux. Il ne savait pas quoi répondre à ça. C'était le tout premier accident de sa vie, et elle ne lui rendait pas la tâche facile. C'est au moment où elle sorti sont téléphone portable, dans l'intention visiblement d'appeler les forces de l'ordre, qu'il se décida à ouvrir la bouche. Posant une main sur l'objet, pour l'empêcher de continuer l'action entreprise, il essaya de calmer la situation. « Non, non, attendez. Je suis désolé, n'y a-t-il pas un moyen de régler ça à l'amiable ? » Sur ses sourcils se dessinaient de l'inquiétude. Son travail, c'était sa vie. Tout du moins, sa vie parisienne. Que pouvait-il faire d'autre ? Et puis, ce job lui plaisait, mine de rien.
C'est à ce moment là que son client se décida à sortir du taxi, en hurlant à qui veut l'entendre que le chauffeur était un incapable et se rapprochant de lui, avec la ferme intention de le menacer. Zicò, cette fois-ci, perdit patiente. Cela en était trop ! « Monsieur, excusez-moi, mais ça vous avance à quoi de me hurler dessus de la sorte ? Je vais appeler un collègue pour qu'il vienne vous chercher. » Il avait prononcé ça calmement, en prenant une respiration profonde, pour refréner son envie de le frapper. Mais tout cela ne contenta pas le client, qui recommença ses insultes gratuites. Il respira une nouvelle fois, sortit son téléphone, et composa rapidement le numéro. Quelques tonalités ont heureusement suffit à entendre la voix. « Lionel, c'est Zicò. Je suis au niveau du 245 avenue Grenet, viens me récupérer un client s'il te plait... Je t'expliquerai. » Sur ce, il raccrocha, et se détournant de son client, qui lui répétait qu'il ne sortirait pas un centime pour cette course, il regarda la jeune femme. Elle avait toujours l'air remonté contre lui. « S'il vous plait, mademoiselle. Nous avons tous deux une assurance qui couvrira les frais. C'est entièrement de ma faute, j'en suis conscient. Mais... » Lui montrant du coin de l'oeil le bourgeois de la quarantaine, il ajouta « ... Il m'a fait perdre patience. Ce n'est pas une excuse. Mais je reconnais mes torts, il ne sert à rien d'appeler la police. » Sur le visage de la jolie blonde se dessinait un air visiblement pas convaincu et peu emballé par l'idée de rester en petit comité.
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Violette G. De Schutter
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21.04.12 14:03 | Message#97340 Voir le profil de l'utilisateur

Violette se mettait rarement en colère mais, lorsque c’était le cas, ce n’était pas à moitié. En ce moment, elle était dans un tel état d’énervement que, même si ça avait été le président en personne, elle aurait quand même appelé la gendarmerie. Elle voulait punir une bonne fois pour toute ce genre de comportement au volant. De toute façon, vu la nature des dégâts, les gendarmes n’auraient aucun mal à comprendre que le jeune homme était complètement dans son tort. Ça lui apprendra pensa-t-elle. Elle n’était pas fondamentalement méchante, toutefois, trop c’était trop. Il avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase.
Lorsqu’elle sortit son téléphone, il essaya de l’en dissuader. Tiens, il a retrouvé sa langue. Jusque là plutôt silencieux, il s’était réveillé lorsqu’elle avait prononcé le mot « gendarme ». Un mot qui faisait peur à tous ceux qui avaient des choses à se reprocher. Autrement dit, pas à elle. Elle lui sourit. « Oh, ne vous inquiétez pas. Comme vous me voyez là, je suis d’humeur très aimable » Violette aimait le sarcasme. N’ayant aucune compassion pour lui, elle composa donc le numéro qui était enregistré dans les favoris de son téléphone. « Bonjour. Je voudrais vous signaler un accident à l’avenue Grenet. Un constat sera nécessaire. Merci beaucoup » Elle fit claquer le clapet de son téléphone comme un bourreau faisant tomber le couperet sur sa victime.
Amusée, elle regarda la scène qui se passait sous ses yeux. Le client avait l’air déchaîné. Encore pire qu’elle. Décidément, ce taximan ne devait pas être dans un jour de chance. C’était le moins qu’on puisse dire. Quatre points en moins sur son permis, ça allait faire mal. Sur le coup, elle était tellement énervée qu’elle n’avait pas réfléchi aux conséquences. Certes, rouler était sa vie. Toutefois, s’il le faisait mal, mieux valait l’arrêter avant qu’il ne prenne la vie d’un innocent par inadvertance.
Lorsqu’il continua à essayer de l’amadouer, elle l’arrêta d’un geste de la main. « Inutile de parlementer. Je les ai déjà appelés » Avec tous ses soucis avec son client, il n’avait pas dû entendre son appel. Elle croisa les bras. Elle allait simplement attendre tranquillement leur venue. Elle avait tout son temps. Et, vu qu’il était cloué là, lui aussi.

Etant donné que les forces de l’ordre n’allaient pas arriver tout de suite, elle décida de retourner près de son élève et de le faire sortir du véhicule. « Si tu veux, tu peux rentrer chez toi ». L’adolescent était livide. Elle lui sourit et lui tapota gentiment l’épaule. « Ne t’inquiète pas, ce n’était pas de ta faute. Tu as très bien conduit » Manifestement soulagé, il s’éloigna pour donner un coup de fil à ses parents. Elle revint près du chauffard fou. Il en profita pour lui expliquer que son client lui avait fait perdre patience. Elle bondit. « Vous savez ce qui me fait perdre patience ? Les personnes dans votre genre qui traumatisent des adolescents. Il va lui falloir un temps fou avant d’oser retoucher un volant. Le pire, c’est qu’il était entièrement dans son droit. Les mecs au volant, c’est toujours pareil. Toujours à essayer d’épater la galerie et de rouler vite. Seulement, avant de rouler vite, il faut savoir rouler tout court ». Elle n’en avait rien à faire de sortir des clichés vieux comme le monde. Tout ce qu’elle voulait, c’était se défouler sur quelqu’un.
Elle s’éloigna de quelques pas et alla s’asseoir sur le capot de sa voiture. Puisqu’il fallait patienter, inutile de le faire debout. Le taximan devait sûrement la détester à l’heure actuelle mais elle n’en avait rien à faire. Elle ne le reverrait plus jamais alors il pouvait bien la traiter de tous les noms si ça lui faisait plaisir.
Oui, sauf que, même si elle semblait parfaitement à l’aise, intérieurement, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir des remords. Ce n’était pas son genre d’être méchante gratuitement. Elle ne voulait pas lui causer d’ennuis. Une fois de plus, elle n’avait pas réfléchi avant d’agir. Toutefois, étant donné qu’elle était beaucoup trop fière, elle refusait d’appeler les gendarmes pour leur dire qu’elle s’était trompée. Elle n’avait plus qu’à assumer ce qu’elle avait fait et continuer à paraître détendue. Fichue empathie.
Anxieuse de sa réaction, elle leva les yeux vers le taximan. Il avait l’air en pétard. Contre son client ? Contre elle ? Cela devait sûrement être un mélange subtil entre les deux. Elle fronça les sourcils. Ce n’était pas son problème. Elle avait fait ce qu’il fallait. Toutefois, cela ne l’empêchait de ressentir une terrible boule au ventre. Du regret ? Peut-être bien.
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