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Allez, viens chasser la cocotte. Ça t'fera d'jolis souvenirs! ✘ -lilou

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Zicò L. Pyande
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28.04.12 10:13 | Message#98839 Voir le profil de l'utilisateur

« Je voudrais que la terre s'arrête
pour descendre. » • • gainsbourg


C'était un vendredi soir. Un vendredi soir parmi tant d'autres à Paris. Ce soir-là, Zicò avait décidé d'être sage. Ou tout du moins, de ne pas sortir dans les rues de la capitale, en jouant au papillon parmi les soirées parisiennes. Il aimait s'inviter dans les partys où il ne connaissait personne. Il aimait voir un peu de lumière, et rentrer dans l'appartement bondé de tel ou tel bobo parisien. Souvent, il y avait tellement de monde qu'on ne lui posait aucune question ; la moitié des invités ne se connaissant même pas. Une aubaine. Des amis d'un soir, voilà ce qu'il se faisait depuis son arrivée en France.
Et puis, il y avait les autres. Ceux qu'il voyait un peu plus souvent, ceux avec qui il avait réussi à nouer une relation. Il y avait Lilou par exemple. Sa petite Lilou, sa perle. C'était sa petite lueur au bout du tunnel ; et même si il avait du mal à la remercier, elle l'aidait énormément à apprendre le français, puisque les deux autres Pyande avaient abandonné. Mais à se remettre du drame surtout. Et justement, un peu plus tôt dans la soirée, alors qu'il se roulait un joint, la jeune femme le contacta. "What R U doin' 2night?". En recevant ce message, un sourire était apparu sur le visage de Zicò. Il adorait cette nana. Il ne lui aurait jamais refusé quoi que ce soit. Et bien que ce soir-là, il voulait rester en paix dans l'appartement, il ne pu répondre autre chose que "come by". Il ne s'était pas forcé, bien au contraire. Et une fois le message envoyé, il ne lui restait plus qu'à l'attendre.

Un peu plus tard, la sonnette sonna. Et sans bouger ses fesses du canapé, le jeune homme lui somma d'entrer. Une fois qu'elle l'eut rejoint, il lui servit un verre et lui proposa une cigarette. Ils n'allaient pas faire grand chose, il le savait. Mais ça ne le dérangeait absolument pas. Il aimait discuter avec elle, tout simplement. Parler de tout, de rien. De la pluie, des transports en commun, de la tour Eiffel, de leurs jobs, de leur vie... Il n'avait jamais été du type bavard, mais avec Lilou, ça allait tout seul. Il discutait sans relâche. Et ce qu'il aimait le plus avec elle? C'était que les silences n'étaient pas gênants. Bien au contraire. Leurs silences étaient reposant, presque enviables.
Et puis, comme cela arrivait souvent, leurs échanges finirent par dévier sur l'apprentissage du français. Lily était une professeur exemplaire ; il n'avait jamais fait autant de progrès qu'avec elle. Et avec son métier tout récent de cabman, il lui était devenu comme un devoir de parler la langue correctement. Il trouvait la langue magnifique... mais bien trop compliquée pour son petit cerveau. « C'est vraiment trop dour, le french. Une pauze steplèè ... » Il avait prononcé ça avec un grand sourire. Sachant que souvent, dès qu'il quémandait sa pause syndicale, ils restaient un moment sans revenir sur la "leçon". Était-ce délibéré ? Dieu seul le sait.
Il sorti du salon, son whisky d'une main, sa clope de l'autre, pour se poser sur la rambarde du balcon. Les coudes sur le métal, il regardait les passants. Il adorait ça. Les fixer, leur imaginer une vie, penser à ce qu'ils font, où ils vont. Son petit plaisir dans la vie, qu'il n'avait jamais perdu. Quelques secondes plus tard, Lily-Lunà le rejoignit, se posant à son tour sur la terrasse. Sans quitter les parisiens des yeux, il lâcha, nonchalamment. « Lilou, can I ask you a question ? Qu'est ce que tu aimes le plous, in Paris ? »
A force que ses yeux passent de personne en personne, il était évident qu'ils tomberaient sur quelque chose qui le tuerait à petit feu. Il afficha un petit sourire en coin, une sorte d'amertume, de peine assez mal cachée. Deux amoureux, enlacés, s'embrassaient devant la bouche de métro. Ça lui piquait le cœur. Mais il ne pouvait détacher son regard de ces deux là. « You know, I miss her so much it hurts sometimes ... »
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Lily-Lunà B. Heathcliff
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01.05.12 18:49 | Message#99546 Voir le profil de l'utilisateur

Zic' Ҩ Lilou
« Je serais astronaute pour aller faire chier les Martiens » Queneau


Métro. Boulot. Dodo.

Le cliché par excellence de la monotone vie parisienne chantée par Starmania. Et bien figurez-vous que ces trois petits mots étaient bien loin de la réalité du quotidien mené à Paris par Lily-Lunà Brontë Heathcliff. Lillou pour les intimes. Trop pompeux sinon et cela ne lui ressemble guère. Où en étais-je ? Ah oui, le métro ! A part Zazie, personne n'aime ça, il ne faut pas se leurrer. Soit c'est bondé, résultat on se retrouve coincé entre le gros à la sudation excessive et au regard lubrique et le dos d'une énième personne, soit il y a si peu de monde qu'au moindre bruit de plomberie on craint de se faire attaquer. Ça pue, c'est moche et même si c'est pratique et rapide il faut du temps pour s'y retrouver et s'y faire. Aucun doute là-dessus, Lilou préfère de loin utiliser un vélo ou la marche. Ah déambuler dans les rues de Paris ... Qu'est-ce qu'elle aimait ça ! Cette liberté de parcourir la ville Lumière sans but aucun. Juste laisser ses pieds guider ses pas, lui offrant ainsi le spectacle de ces petits riens qui font de Paris une ville à part - et pas seulement grâce à son rayonnement culturel, économique et politique à travers le monde ... Par ailleurs, en agissant ainsi, la jeune Heathcliff travaillait. Enfin, disons qu'elle se donnait les moyens d'enrichir ses prochains travaux. Elle notait tout ce sur quoi son attentif regard se posait dans les notes de son BlackBerry ou dans son vieux calepin. D'une anodine situation comme un homme en costard cravate, roulant sur une vieille bicyclette toute rouillée, poursuivit par un teckel nain aux questions d'ordre architectural - qu'elle s'empressait également de croquer - en passant par l'étrange comportement que pouvaient avoir ces volatiles communément appelés pigeons. Tout vous disais-je ! Tout. Tout, tout vous saurez tout sur ... Veuillez m'excusez, je suis quelque peu distraite ! La jolie jeune femme immortalisait donc tout et n'importe quoi dans ses précis carnets au grès de ses balades parisiennes. Son métier « d'artiste » indépendante lui permettait d'éviter la rigidité des horaires. Vient maintenant l'épineuse question du "dodo". On pourrait croire à la voir ainsi, fringante, pleine de vie, que Lilou a retrouvé un sommeil paisible. Mais trois ans c'est un temps qui peut paraître à la fois affreusement long et cruellement court ! Quand elle n'est pas réveillée par ses propres hurlements - les mêmes que ceux de l'accident - Lilou écrivait dans son journal en s'adressant directement à Charles. C'est peu de temps après l'accident, à l’hôpital, qu'elle avait pris cette curieuse habitude de déverser ses pensées dans un vieux carnet apporté avec d'autres affaires par sa mère pour éviter qu'elle ne dépérisse d'ennui, ne pouvant quitter son lit. Une nuit elle s'était réveillée en sursaut et avait éprouvé le besoin de mettre des mots sur ses émotions. Et dorénavant la miss veillait régulièrement pour écrire ses pensées comme une adolescente pré-pubère racontant ses premiers émois. Si on avait dit à Lilou qu'un jour elle se comporterait ainsi, elle aurait rit au nez de l'importun. Comme quoi la vie ne cesse de nous jouer des tours !

C'est à tout cela que Lilou pensait - plus ou moins consciemment à vrai dire - alors qu'elle se déplaçait à pieds dans la capitale française. Il avait plu un peu plus tôt dans la journée, ce qui n'a rien d'étonnant pour Paris certes. Ce qui fut plus surprenant en revanche fut l'attitude de Lilou lorsqu'elle réalisa qu'une grosse flaque occupait toute la largeur du trottoir. Au lieu de descendre sur la chaussée pour dépasser le "problème", Lilou sauta franchement dans la flaque comme elle aimait tant le faire étant jeune. Dieu que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait ça ! Sentant toute la flotte gicler sur elle la jeune fille se mit à éclater de rire. Les passants la dévisageaient mais qu'importe ! Cela faisait tellement du bien d'être insouciante de temps en temps ! Elle continua sa route en pensant qu'elle avait agi de façon toute aussi spontanée lorsqu'un peu plus tôt dans la soirée elle avait envoyé à Zic ce texto lui demandant ce qu'il faisait ce soir-là. Une envie soudaine de le voir.

Ce Néo-Zélandais avait débarqué dans sa vie un soir et après une nuit de folie il ne l'avait plus quittée. N'allez pas vous imaginer que ces deux-là sont amoureux ou même en couple. Il n'en est rien mais le jeune homme s'est peu à peu taillé une place colossale dans le cœur de Lilou. Elle se devait d'être forte pour lui après toutes les épreuves que lui aussi avait traversées. Une seconde personne qui comptait sur elle ! La première ? Et bien Charles, voyons ! Il était la raison pour laquelle elle se levait tous les matins. Pour que sa mort n'ait pas été vaine.

Une fois arrivée devant la porte d’entrée du jeune Pyande, Lilou sonna. Lorsqu’il l’invita à entrer, elle le trouva affalé sur le canapé, as usual. Elle le rejoignit, s’asseyant à ses côtés en acceptant le verre comme la cigarette. « Please excuse me being dirty but …You won’t believe it ! Well, there was a puddle on the pavement and … I’ve just behaved as I used to when I was a child … Jumping into it ! I’m so silly ! But you already knew it, didn't you ? » Sur ces mots, Lilou laissa le rire prendre une fois encore contrôle d’elle. Une fois calmée, ils enchaînèrent des discussions sans importance réelles mais cela ne les dérangeaient guère. Ils étaient bien ainsi, à papoter sans arrière pensée. Petit à petit ils commencèrent à dévier et la jeune Brontë se mit à lui faire quelques remontrances de Français. Même s’il était vrai les fautes prononcées en sa langue maternelle par des étrangers rendaient les dits étrangers atrocement sexys, Lilou s’était fait le devoir d’apprendre la langue de Molière au Néo-Zélandais … Ou tout du moins de l’empêcher de proférer de trop grosses bêtises !

Quand il demanda une « pauze », peu de temps après, elle ne put que la lui accorder. La jeune femme ne se serait jamais cru aussi bonne pédagogue mais les faits étaient là. Zic faisait des progrès de jour en jour et cela était drôlement gratifiant. Alors qu’elle le suivait sur son balcon, il lui demanda ce qui lui plaisait le plus à Paris. « The Bakerys. You cannot imagine how awfull are the « baguettes » sold in U.K. I’ve always loved French bread and pastries. » Bon. Ce qu’elle venait de dire était vrai mais de là à dire que c’était ce qu’elle aimait le plus dans cette ville, pas exactement. Mais Lilou s’était dit qu’il n’était pas très malin de dire qu’elle aimait la solitude que lui permettait Paris à un garçon comme Zic, surtout dans cet état. Non pas qu’elle le ménage mais là, cela aurait vraiment été indécent.

Lily-Lunà eut un regard protecteur gorgé de compréhension lorsqu’il se livra à elle quant à l’absence de sa femme. Aucune pitié dans ses yeux. Oh Dieu qu’elle savait ce qu’il voulait dire ! Ce « sometimes » que l’on utilise pour ne pas révéler qu’en réalité cela arrivait tout le temps, à chaque minute de son existence. Les questions du pourquoi moi ? Pourquoi suis-je toujours là alors que lui était meilleur que moi ? Pourquoi ai-je autant de mal à respirer ? Pourquoi, pourquoi ? Cela faisait trois longues années que Lilou se posait inlassablement ces maudites questions sans jamais voir l'ombre d'une réponse. Mais il n'y avait aucune réponse à cela. Non, devant une telle situation il n'y avait rien à ajouter si ce n'est ... « At least, that shows you've got an heart ... I've doubted a little while, last time when you asked me to clean all your stuff ! »


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